LNG Canada : la Phase 2 vise à doubler la capacité de Kitimat
LNG Canada a annoncé une décision finale d'investissement pour agrandir son terminal de Kitimat, en Colombie-Britannique. Ottawa chiffre l'investissement privé à 33 milliards de dollars canadiens. La capacité totale visée atteint 28 millions de tonnes par an, mais la construction, les retombées économiques et les contestations restent à suivre.
Par The Atlantic Post · 3 min de lecture
Mark Carney lors d'un événement sur la protection des océans. Photo d'illustration, événement distinct du dossier LNG Canada.
La Phase 2 ajoute deux unités de liquéfaction, un réservoir de gaz naturel liquéfié, un réservoir de condensats et un poste de chargement. Les installations existantes servent de base à l’expansion. Les 28 millions de tonnes correspondent à la capacité totale future du site, et non à son seul supplément de production.
Cederic Cremers, président de la division Integrated Gas de Shell, présente l’expansion comme un moyen de fournir les marchés asiatiques. Chris Cooper, président-directeur général de LNG Canada, met en avant l’emploi et les partenariats. Ces déclarations accompagnent la décision : elles ne garantissent ni volumes vendus ni rentabilité.
Tim Hodgson, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, décrit l’opération comme un vote de confiance dans le Canada. Son appréciation politique doit rester distincte des revenus et emplois effectivement constatés. LNG Canada prévoit jusqu’à 4 000 emplois de construction au pic des travaux de Kitimat, mais seulement environ 90 postes permanents supplémentaires dans l’exploitation.
L’investissement vise une participation majoritaire dans une société qui achèterait le futur réservoir de GNL, ensuite loué à LNG Canada. La décision d’investissement permet d’avancer dans ce montage. Elle ne prouve pas que l’option a été exercée ni que le transfert de propriété est achevé.
Le suivi devra distinguer le capital engagé des dépenses réalisées, les emplois temporaires des postes permanents et la capacité annoncée des exportations livrées. La décision de septembre ouvre une nouvelle étape industrielle. Elle ne règle, à elle seule, ni le calendrier d’exécution, ni les effets climatiques, ni les différends territoriaux.
À retenir
01L'annonce fédérale date du mardi 29 septembre 2026, pas du 30.
02Les deux nouvelles unités doivent porter la capacité de 14 à 28 millions de tonnes par an.
03L'option autochtone porte sur le futur réservoir de GNL, pas sur l'ensemble du terminal.